
Laokess
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| | | [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles | |
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| Auteur | Message |
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MJ MJ


Messages: 188 Pouvoir: MJ Race et âge: Dieu Inscrit(e) le: 04/11/2006
 | Sujet: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Sam 28 Fév - 22:25 | |
| Lundi, 5h26 Bip… Bip… Une ligne verte s’élève pour redescendre sur l’écran noir du moniteur. Ses courbes sont régulières, leur va et vient en parfaite synchronisation avec les fameux bips qui perturbent le silence froid de la pièce. La ponctuation permanente est bien moins désagréable lorsque l’on sait qu’elle est liée à la respiration des quatre corps qui occupaient la pièce. En effet, le drap blanc qui recouvrait les quatre lits se soulevait avec la même régularité que la courbe verte. Car chaque lit était équipé d’un moniteur, et d’un corps, percé d’aiguilles reliées par des tubes à des poches plastifiées. Ils étaient placés les uns à côté des autres et occupaient le centre de la grande pièce aux murs blancs et froids.
Tous les patients avaient la même posture. Les yeux fermés, fixant inutilement le plafond, une expression d’indifférence effrayante peinte sur les visages pâles, et cette synchronisation des poitrines qui respiraient. Tous étaient nus, sous le drap blanc qui remontait sous les aisselles, descendant jusqu’aux pieds, cachant de petites pastilles blanches collées sur les poitrines, ignorant les bras. Les laissaient-ils libres afin qui les aiguilles les transperçât sans encombre… En tout cas, celles plantés aux poignets maintenaient les corps en vie, tandis que celles derrière le coude prélevaient un liquide écarlate qui circulait dans les tubes transparents pour finir dans le récipient plastifié, maintenu sur une sorte de porte manteau à roulettes. Bras aux inscriptions indélébiles. « Eraykes Artic, Eau », pour le lit tout à fait à droite, « Zhae Isaka, Air », pour celui à sa gauche, « Adarion Imrakil, Feu », pour celui encore à côté et enfin « Lilium Latel, Terre », pour celui tout à gauche. Les cheveux de différentes teintes – allant même jusqu’au rouge vif pour l’un d’eux – étaient tirés en arrière afin de laisser le front libre. Un bandeau blanc cerclait toutes les têtes, partie métallique et froide contre la peau.
Et près de chaque lit, des machines. Les écrans délivraient des équations incompréhensibles. Et les fils surtout. Les fils… Ils reliaient les électrodes sur la poitrine, le bandeau sur le front aux moniteurs, se dédoublant parfois, formant des branchages compliqués. Le tout éclairé par la lumière blafarde des néons au plafond. Pas de soleil, les fenêtres n’avaient pas leur place dans cette pièce morbide. Seule une porte trouait les murs blancs. Elle donnait directement sur les quatre lits.
Bip ! Bip ! Bip ! Tiens… Voilà qu’une des machines s’excitait…[Si vraiment ça vous embête que vos persos soient nus, je peux éditer x) Adarion, tu ne postes pas tant que tu n'es pas désengagé de la semaine 17]. _________________ Vous n'êtes que des pantins entre nos mains ! Mouahahahaha |
|  | | Zhae Elève à l'E3


 Messages: 628 Age: 18 Citation: .: La Solitude est une Tempête de Silence qui Arrache toutes nos Branches Mortes.: Pouvoir: Air - Télékinésie Race et âge: Humaine - 18 ans Inscrit(e) le: 28/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Dim 1 Mar - 15:45 | |
| Début de la Semaine 18 Là d'où je viens -> Pour plus d'informations... <- _____________________________________________________________ Le noir était omniprésent... Partout. Mais... Etait-ce du au fait que ses yeux étaient clos? Ou bien était-ce parce que la lumière était éteinte? Zhae n'en savait rien. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle était dans le noir. Yeux clos? Lumière éteinte? Son esprit était complètement embrouillé. Lui avait-on injecté un tranquillisant? De la morphine? Peut être était-ce pour cela que son corps lui semblait si lourd, si pesant... et à la fois si loin. Le drap qui couvrait son corps, il lui semblait qu'il pesait plusieurs tonnes... Et pourtant, un bruit régulier de sa respiration ne laissait aucun doute sur le fait que son abdomen se soulevait sans difficulté notable...
Autour d'elle, simplement le silence. Silence qui était ponctué de "Bip" réguliers. Si réguliers qu'il lui semblait qu'ils faisaient partie de ce silence... Depuis combien de temps se trouvait-elle là ? Zhae n’en avait aucune idée. Ça aurait très bien pu faire deux heures comme un mois… Elle était si lasse, si faible… Que c’était-il donc passé avant ? Elle se rappelait vaguement avoir été emprisonnée avec Vétére, Adel et un autre garçon… Awac si elle ne se trompait pas… Mais tout cela était trouble dans sa mémoire. Où était-elle ? Les seules choses qu’elle sentait étaient le poids de ce drap et une douleur lancinante au niveau de ses bras... Où ? Dans quel lieu ? Quel jour étions-nous ? Il fallait qu’elle sache. La curiosité était la plus forte. Au prix d’un effort qui lui sembla considérable, la demoiselle ouvrit les paupières, découvrant deux yeux couleur d’ébène. Aucun autre geste, seulement l’ouverture de ces deux paupières, qui clignèrent l’instant d’après.
La première chose qu’elle vit fut le blanc du plafond. Un blanc uni, dont la peinture s’écaillait quelque peu en de rares endroits… Bip ! Bip ! Bip ! A présent, il lui apparaissait que ces bruits étaient plus ou moins des éléments perturbant le silence… Ils provenaient d’un endroit précis, situé à sa gauche, juste à côté d’elle. Un… moniteur ? Etait-elle malade ? Cependant Zhae se désintéressa rapidement de la question. D’autres bruits parvenaient jusqu’à ses oreilles. D’autres respirations, lentes, régulières. Deux ? Non, trois. Elle n’était pas seule. Cette pensée lui mit le baume au cœur, réchauffa son âme. Quoi de pire que la solitude pour elle qui l’avait tant vécut et qui se demandait cependant encore s’il était juste qu’elle puisse lier sa vie à d’autres êtres ?
Au bout d’environ trois minutes, Zhae tourna la tête vers la gauche, lentement. Alors qu’elle aurait du focalisé sa vision sur les deux individus qui se trouvait dans son champ de vision, ses yeux se stoppèrent net à la vue des tuyaux. L’un était chargé d’un liquide bordeaux, et les deux se dirigeait vers elle. On lui prenait du sang… Voilà d’où venait ce sentiment de faiblesse. Elle avait toujours eut la tête qui tournait, les membres lourds à chaque fois qu’elle avait perdu du sang, qu’elle se soit coupée ou qu’il s’agisse d’une vulgaire prise de sang lors d’un examen médical. Un court instant elle cru qu’une nausée arriverait, mais il n’en fut rien… Elle porta son regard sur les deux lits. Le plus proche d’elle avait des cheveux rougeâtres. L’autre, il lui semblait qu’il s’agissait du frère de Lycast, mais rien n’était sûr… Reportant sa vision légèrement trouble sur le plafond, elle s’arrêta de bouger, de peur de déranger l’immonde tuyauterie et de voir du sang gicler un peu partout. A sa droite, il y avait aussi quelqu’un, mais Zhae renonça à tourner la tête de ce côté ci. Elle en avait trop vu pour l’instant… Ses deux compagnons d’infortune étaient aussi affublés d’aiguilles et de tuyaux… Pour le moment, il lui semblait préférable d'essayer de se remmémorer ce qui l'avait amenée jusqu'ici. Cela reviendrait sûrement à un moment ou à un autre...
Dernière édition par Zhae le Sam 7 Mar - 14:12, édité 1 fois |
|  | | Adarion Elève à l'E3


 Messages: 370 Age: 20 Citation: Knowledge... What is Knowledge? Do you know Knowledge? Pouvoir: Feu et ralentissement du temps :P Race et âge: Humain 19 ans Inscrit(e) le: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Mar 3 Mar - 17:10 | |
| Le Noir.
Cette couleur mystérieuse, celle qui absorbait toutes les autres pour se montrer. Celle qui ne réfléchissait pas la lumière, l'absorbant, comme un cadeau vital et précieux. Celle qui était omniprésente dans l'esprit d'Adarion. Une autre couleur perçait, faiblement, gagnant peu à peu du terrain, ultimement, jusqu'à la conscience du jeune élémentaliste. Le Blanc. Un combat mystique, autant moral que physique, se déroulant, silencieux, constant, infini.
Puis il y avait autre chose. Un bruit, lointain, faible et futile, mais constant, qui suivait un rythme précis, familier. Le rythme d'un cœur humain. Le sien. Étrange non? Pourquoi, alors que les forces moral et physique se livrait un combat, un simple bruit, distant, imprécis, suivait le rythme du cœur du jeune Adarion? Mais le son n'était plus tout à fait lointain. Il se rapprochait, pas à pas, avec le retour à la conscience d'Adarion.
Bip... Bip... Bip.Bip... Bip.Bip..Bip... Bip.Bip..Bip...Bip...Bip.Bip..Bip...Bip...
Deux Bip? Adarion avait-il maintenant deux cœurs? Non, ce n'était pas deux Bip sonore, mais quatre, quatre son constant, tout aussi faible, mais proche.
La conscience revenait et avec elle la mémoire. Trois image, principalement, revinrent, trois images inquiétante, effrayante même. D'abord, l'image d'une impasse qui se brisait, puis des couloirs sans fin, inter croisé, qui étaient éclairés dans lanterne et finalement la vision d'horreur. Une bête immonde, poilu, cornu, au visage hargneux et des yeux plein de haine. Ensuite plus rien. Le Noir, l'ami bienfaitrice de son esprit. L'image de la bête revint. Une bête à corne. La menace était donc bien réelle. Adarion se devait d'avertir le directeur Lawa, et vite!
Bip..Bip..Bip... Bip...
Le pouls d'Adarion monta trop haut au goût du moniteur et une dose de calmant fut injecté automatiquement dans le sang, assommant un peu Adarion. Malgré cela, tout lui revint d'un coup. Les souterrains, le surveillant, puis la bête. Il avait flancher, perdu.
Après la mémoire, les sensations revinrent. Le corps du jeune élémentaliste était engourdi, lourd et faible. C'est avec difficulté qu'il ouvrit les yeux pour se situer. La première chose qui le frappa, fut qu'il n'était plus dans les souterrains. Au moins, il ne se ferait pas dévorer par la bête à corne. Probablement que le surveillant l'avait suivi, vaincu et ramené à l'infirmerie! Une bonne nouvelle, enfin. De plus, les murs était blanc. Un autre signe probable qu'il se situait à l'infirmerie.
Puis il remarque la panoplie de fils et de tuyaux qui était relier entre son corps et diverse machine. Il y avait de quoi s'étonné. Il avait du être bien amoché pour avoir besoin d'autant d'instrument médicaux branché.
Puis, enfin, il remarqua les trois autres élèves. Eux aussi étaient branché d'autant de fils et de tuyaux. Adarion voulu se relever, mais il en fut tout étourdis. Il remarqua alors qu'un des deux tuyaux contenait un liquide rouge. Au premier abord, on pouvait comprendre qu'on lui infusait du sang, mais le liquide sortait d'Adarion, et non entrait! Horrifié, le jeune élémentaliste retira vivement le tuyaux, faisant giclé du sang contenu dans le tube.
-Hmmpf. Non mais! L'infirmière fait mal sa Job ou quoi! Un des trois élève avait bougé. Adarion avait parler trop fort on dirait. -Hey, pourquoi t'es à l'infirmerie toi? Dit-il à Zhae. Il était toutefois loin de se douter que la réponse serait tout autre. _________________ Adarion > Invité  Merci Irys Certificat |
|  | | Lilium Elève à l'E3


 Messages: 164 Age: 18 Citation: L'art est un jeu d'enfant. Pouvoir: Terre Race et âge: Humain 14 ans Inscrit(e) le: 18/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Jeu 5 Mar - 20:10 | |
| La fille nue.
Oui, Lilium avait besoin d'une fille avec un corps superbement conçu dont les courbes soient les plus passionnées possibles. Celle-ci apparut dans un champ baigné de lumière avec une légère robe blanche. Blanche ? Oui c'était la pureté ! La robe s'évapora soudainement. Quel magnifique spectacle ! Même s'il ne voyait rien à cause de l'éblouissante lumière que dégageait le soleil derrière cette créature. Mais comprenez que l'art est également dans l'imagination et elle travaillait plein pot dans l'esprit du gamin. -Je te veux... Viens à moi... Vite !C'était vraiment un doux rêve et autant dire que le must du must c'est de savoir que cela en ait bien un. Le gosse avait donc tout le loisir d'en profiter sans craindre des conséquences malvenues. N'est ce pas le paradis de tout artiste ? Pouvoir contempler telle chose sans aucune retenue ? Bien sûr que si ! Bon bon, à présent, il lui fallait de l'argile... -Mmh pourquoi y en a pas de cette matière quant on en a besoin... S'interrogea le petit garçon un peu frustré. Décidément il ne trouvait pas son élément de prédilection lorsque tout d'un coup, du bronze apparut. L'artiste reconnu la matière du premier coup d'œil. Le bronze le taquinait depuis trop longtemps... Il n'avait jamais pu manipuler l'alliage de cuivre et d'étain, sans doute trop complexe en consistance. Mais c'était un rêve alors autant essayer ! Il se concentra et réussit à extraire un bout d'un gros amas de bronze. Il arrivait à contrôlé le bronze ! C'était vraiment un rêve !
Soudain quelque chose le perturba. Dans ce monde presque féerique, une voix masculine lui titilla l'oreille. Qui osait ?
Le rêve prit fin et l'artiste n'eut même pas besoin d'ouvrir les paupières car celle-ci étaient déjà ouvertes. Était-ce vraiment possible de dormir les yeux ouverts ? Néanmoins ce n'était pas la chose qui le préoccupait. En premier lieu, il voulait tuer le type qui venait de le réveiller et ainsi de lui faire subir ce mal de crâne. Dans un second temps, il voulait sortir de ce lit inconfortable pour aller dans un vrai bon lit moelleux. Et pour finir, il irait finir sa sculpture dans son fantastique rêve.
Le problème était que la première étape risquait d'être légèrement difficile vu la façon dont il avait de la peine à lever ne serait ce que son bras. Rien que de bouger lui provoquait une douleur qui était trop excessive pour Lilium. Soudain, il sentit quelque chose grimper sur ses chevilles. Le contact était filtré par le drap blanc mais il arrivait à affirmer qu'il s'agissait de quelque chose de minuscule. Un insecte ? Il n'avait pas particulièrement peur de ces trucs mais les toucher n'était franchement pas agréable. Heureusement que y avait ce drap.*Pourquoi il monte ce truc.* En effet, la chose montait jusqu'à arriver au niveau de la tête du garçon. Ce dernier, en avait des sueurs froides mais ne prononça même pas un gémissement. Jusqu'au moment où le minuscule objet non-identifié grimpa sur l'oreille de l'enfant.- Waaah !!! Cria-t-il tout en se levant brusquement et en agitant ses bras avec véhémence sur tout son corps. Ceci eut pour effet de détacher les sortes de mini tuyaux accrochés au bras du petit garçon. Ainsi que les sortes de patch ressemblant à ceux que prennent les fumeurs pour arrêter de consommer la cigarette. Il fut horripilé d'être nu. C'est sans doute pour cela qu'il s'empressa de prendre le drap pour l'accrocher autour de la taille. Il observa autour de lui. A sa gauche, il n'y avait qu'un mur. En revanche à sa droite, il observait trois autres lits. Il n'eut pas le temps d'être plus rigoureux au niveau de ses observations. Ses yeux se brouillèrent et il se laissa tomber sur le mur derrière lui. Pourquoi se sentait-il aussi faible ?
L'adrénaline avait du lui monter à la tête, ce qui lui avait permit de faire des mouvements aussi violent sans trop souffrir.*Stupide Insecte.* Ses yeux ouverts ne voyaient rien. Seules ses oreilles lui permettant d'entendre le murmure de l'insecte qui n'était autre qu'Aled. La mini-sculpture à forme humaine, plus exactement d'une elfe nommée Elda, observait son créateur depuis le lit de ce dernier. Elle espérait qu'il allait bien... |
|  | | Eraykes Admin ~ Elève à l'E3


 Messages: 1288 Age: 17 Citation: Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. [Proverbe bambara] Pouvoir: Eau Race et âge: Humaine - 17 Inscrit(e) le: 24/09/2006
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Sam 7 Mar - 23:06 | |
| Allongé sur son lit blanc, Eraykes se réveilla. C’était un réveil doux et naturel – comme il les aimait – et pas provoqué par une infâme sonnerie de machine. Il se sentait bien, d’ailleurs. Il était propre, la barbe naissante qui avait donné quelques jours plus tôt à son visage une teinte bleuâtre avait été rasée ; il n’avait plus faim, plus soif, envie de se moucher ou de faire un tour au toilette. Il se sentait léger, tout beau tout propre, comme une figurine sortie de son emballage plastique. Tout cela de telle façon qu’il se demandait si c’était bien lui, allongé sur ce lit blanc. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Eraykes était donc prêt à quitter la fraîcheur apaisante du drap pour sortir du cabanon et entamer une nouvelle journée de cours à l’E3.
Sauf qu’à ce moment là, il ne découvrit pas l’atmosphère familière de son cabanon mais un plafond blanc stérile. C’est là qu’il se remémora l’épisode de la cellule, donc la fin lui restait obscure… N’était-il donc pas sorti de cet endroit hostile ? Et où l’avait-on entreposé cette fois ? Eraykes releva doucement la tête et jeta un regard circulaire : il y avait pas mal de machines dans cette pièce qu’il n’avait jamais vues et qui affichaient des choses bizarres tout en faisant des bruits bizarres. Et… oh non… il était de nouveau enfermé dans cette pièce avec d’autres personnes : deux garçons et une fille étaient allongés en ligne à sa gauche. Il reconnaissait la tête brune du gamin enfermé plus tôt avec lui et dévisagea le garçon aux cheveux rouges... remarquables, qui semblait dire quelque chose à la fille endormie. Mais Eraykes eut du mal à saisir ses paroles, il était un peu embrumé. Pourtant, il se sentait bien ; alors pourquoi avait-il tant de mal à se concentrer sur quelque chose ? Nouveau choc pour Eraykes : il se rendit enfin compte qu’une partie des fils qui sortaient des machines étaient reliés à son corps. Le problème c’est qu’Eraykes avait une peur pétrifiée et paniquée des aiguilles perforant sa peau, des prises de sang, des injections vénales et autres sadismes de la médecine. C’était pour cela, d’ailleurs, que la section « vaccination » de son carnet de santé avait gardé sa chaste blancheur. Et plus les secondes passaient, plus il découvrait avec effroi tout ce qui agressait son corps. Il sentit le froid du métal de son serre-tête, les pastilles démangeantes qui fixaient des électrons sur son corps, les pointes acérées qui transperçaient son poignet de toutes parts… Ayant atteint le sommet de l’horreur, il contempla longuement la grosse aiguille logée dans le creux de son coude qui semblait le narguer en suçant les dernières forces de son bras. Ah, il se sentait drainé, vampirisé ! Et il était paralysé, raide comme un mort sur son lit funèbre.Eh, oh… Vite… quelqu’un ! Siouplait, que quelqu’un vienne m’enlever ces... horreurs ! Ah… Une voix étranglée qui s’efforçait de se faire entendre. |
|  | | Zhae Elève à l'E3


 Messages: 628 Age: 18 Citation: .: La Solitude est une Tempête de Silence qui Arrache toutes nos Branches Mortes.: Pouvoir: Air - Télékinésie Race et âge: Humaine - 18 ans Inscrit(e) le: 28/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Dim 8 Mar - 10:16 | |
| Se souvenir... C'est bien beau de le dire, de le vouloir, mais encore faut-il y arriver! Pourquoi donc ne se souvenait-elle pas? Une foule de question se pressait dans sa tête... Pourquoi était-elle ici? Pourquoi trois autres personnes se trouvaient dans la même pièce qu'elle? Pourquoi personne n'était-il venu, alors que le moniteur avait sûrement dû avertir les infirmiers qu'elle s'était réveillée? Pourquoi, pourquoi et pourquoi. Inlassablement, le même mot revenait, sans cesse, dans l'esprit de notre petite Zhae. Soudain, un changement se fit. Elle s'était souvenue s'être retrouvée dans une sorte de cellule quand elle s'était réveillée... Avec trois autres personnes. Mais... Ce n'était pas les mêmes qu'aujourd'hui, non... Il y avait... Adel, Vétére et... Awac, c'était bien ça!!! Le seul, avec Yasha, au courant de son "médaillon". Et après... Elle se souvenait vaguement qu'ils avaint réussit à s'échapper, et qu'ils avaient trouvés refuge dans une salle. Une salle où il y avait beaucoup de livres même... Ensuite... Zhae fit un effort pour se rappeler, et une ride fine apparut entre ses deux sourcils. Oui, Adel s'était fait reprendre, puis ça avait été son tour, quand elle avait du chercher de la nourriture. Pas très glorieux... Bon. Deux solutions s'imposaient. Soit elle se trouvait à l'infirmerie de l'E3 et des personnes étaient venues les sauver, soit c'est juste une expérience menée par ces infâmes séquestreurs... Des deux solutions, la première lui semblait la meilleure. Pourvu que ce soit effectivement ce qu'il s'était passé!- Hmmpf. Non mais! L'infirmière fait mal son Job ou quoi!Ah. Visiblement, l'un des garçon s'était réveillé. A sa gauche. Cheveux Rouges ou Cheveux Châtain? Aucune idée. Et Zhae ne prit pas la peine de retourner la tête pour risquer une naussée soudaine et impromptue... D'autant plus qu'il ne lui avait pas parlé. Malheureusement, cela ne devrait pas durer, ses yeux ouverts fixés au plafond indiquant clairement qu'elle était réveillée.- Hey, pourquoi t'es à l'infirmerie toi?Tiens, qu'est-ce qu'on disait déjà? Bientôt lui parler. Mwarf, trop prévisible... Mais bon, il avait parlé d'infirmerie, et une petite chaleur réchauffa son coeur. Youpee, ils avaient donc réussi à quitter cet enfer! S'évertuant à animer ses lèvres, quelques mots sortirent des lèvres de la jeune fille...- L'infir... merie? Alors... On s'en est ... tiré? On est de retour ... à l'E3?Mwarf. La prochaine fois, faudrait penser à faire un peu plus fluide... Ses paroles s'étaient entrecoupés de respirations sacadées, rendant compte de sa fatigue. Elle poussa un petit soupir, d'agacement et de joie à la fois. D'agacement de par son état impuissant et de joie car ils étaient enfin libres...- Waaah !!! Nouveau cri à gauche, qui la fit sursauter légèrement... En même temps, on peut dire qu'on a fait mieux comme réveil discret... Maintenant, au moins, elle pouvait être sûre que les deux personnes à sa gauche s'était réveillés. Ne restait plus que l'endormi de droite, dont elle ne savait rien. Même pas la couleur de ses cheveux... Mais pour cela, il aurait fallu qu'elle tourne la tête... Hors de question, elle resterait comme ça, les yeux fixés au plafond, rivés sur une mini fissure... Laquelle fissure commençait à se brouiller. On lui prenait trop de sang... Il lui fallait enlever toutes cette tuyauterie infernale. Sa main droite se leva alors, agitée de tremblement et se dirigea vers son bras gauche. Hésitante, elle parvint cependant à enlever la majeure partie des tuyau sans trop d'éclaboussures. Mais bon, il restait quand même la prise de sang. Comment ça s'enlève ce machin déjà? Aah, pourquoi n'avait-elle jamais fait de stage de secourisme hein? Oh, oui, j'allait oublier... Mlle n'aime pas le sang. Lamentable... Avec une grimace, Zhae ferma les yeux et tira un petit coup sec sur la tuyau. Rien ne se passa, si ce n'est qu'une légère douleur remonta le long de son bras... Aie. Inspirant un grand coup, elle pria pour qu'aucune goutte bordeaux ne l'atteigne et retira plus fort. A ce moment, le tuyau sauta et Zhae le lacha immédiatement. Ce fut avec un bruit mat qu'il tomba à terre. Un petit bruit de sucion se fit entendre quand le sang dont était rempli le tuyau parvint jusque dans la poche, laissant l'air être aspiré à sa place. Beurk. Point positif, aucune goutte de sang n'avait tâché le blanc immaculé du drap, ou du moins, pas sur la partie qu'elle voyait... Point négatif? Elle s'était très bien imaginé la scène dans son esprit...- Eh, oh… Vite… quelqu’un ! Siouplait, que quelqu’un vienne m’enlever ces... horreurs ! Ah…Finalement, ces paroles la sauvèrent en quelque sorte, l'empèchant plus ou moins de penser à ce qu'elle venait de faire. Mais bon, il semblait aussi effrayé qu'elle... Et c'était Zhae la plus proche de lui. A elle de le RE-Faire? Noon, pas ça! Poussant un petit soupir de résignation, elle prit appui sur ses bras pour se relever. Erreur fatale. La couverture glissa légèrement... A la vue de sa peau, les yeux de Zhae s'écarquillèrent dangereusement. Quooi?! Ils l'avaient désabillée? Un petit cri strident retentit dans la salle tandis que ses deux mains se jettèrent sur la couverture pour recouvrir le haut de son corps. N'importe quoi! Le rouge lui monta instantanément aux joues, tandis que ses yeux cherchaient affolés des vêtements qui devraient être sur elle. Nulle part. Son détrousseur avait du les enmené avec lui... Non mais oh! Il aurait quand même pu les laisser sur un tabouret à côté du lit, non? Franchement... Reprenant son souffle, Zhae nota cependant qu'on lui avait laissé son pendentif, et que les électrodes avaient sautées pendant ce qui venait de se passer. La montée d'adrénaline semblait lui avoir redonné des forces, mais la jeune fille attendait avec anxiété le contre coup qui ne devait pas attarder...
Ah. Le gamin d'à côté. Elle avait faillit l'oublier... S'emitouflant du mieux qu'elle put dans son drap, Zhae s'assit sur le rebord droit de son lit, pour se pencha pour enlever les tuyaux de son voisin, bien que cette idée ne la réjouisse pas plus que ça... Mais bon, priorité à l'affolé. On ne laisse pas quelqu'un dans cet état... Un peu fatiguée, elle lui demanda après avoir extrait avec dégout la tuyauterie de son corps:- Euh... Ca va? |
|  | | Lilium Elève à l'E3


 Messages: 164 Age: 18 Citation: L'art est un jeu d'enfant. Pouvoir: Terre Race et âge: Humain 14 ans Inscrit(e) le: 18/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Sam 21 Mar - 9:19 | |
| [désolé pour l'attente ^^] -J'ai froid. murmura-t-il à lui même.C'était vrai, il avait froid. De plus, ses yeux n'avaient jamais été aussi incohérent. Il voyait flou, puis noir, et de nouveau flou. Jusqu'au moment où finalement ils décidèrent de revenir à leur état initial. Entre temps, Lilium avait entendu la plainte d'une voix familière. Il se souvint alors d'Eraykes. Ce type avait été pitoyable, enfin l'artiste n'avait guère fait mieux. Un cri strident féminin agressa ses oreilles et le sortit quelque peu de sa torpeur pensive. Il utilisa son coude contre le mur à proximité pour se redresser. Puis une nouvelle fois observa la salle. Quelque chose illumina sa vision...
Était-il entrain de rêver ? Cette fille était habillée seulement d'un drap ! Son inspiration revint, il n'avait plus froid, au contraire son sang n'avait jamais autant bouilli dans toute sa vie. Il lui fallait absolument de l'argile. Quoique... ne valait-il pas mieux examiner le sujet ? Oui, il fallait vérifier la taille des hanches et de la poitrine avec plus d'exactitude... Pas vrai ? En plus, il devait s'agir d'un rêve, donc il n'y avait aucun mal... sans doute...
L'enfant rentra littéralement en transe, ses yeux ne voyaient que la cible qui enlevait la tuyauterie du type pitoyable. Pendant ce temps, Aled observait son créateur d'un œil perplexe. Il agissait bizarrement, c'était étrange. Pourquoi fixait-il droit devant lui comme ça ? Elle tourna la tête et n'eut pas de peine à comprendre. Elle soupira d'agacement...
Lilium s'approcha de sa cible puis s'arrêta lorsqu'il arriva derrière elle. Elle semblait avoir finit d'enlever tuyau. cela avait du lui prendre beaucoup d'attention...
"Bon allez au boulot" Il cracha dans sa main comme s'il allait commencer une sale besogne qui devait absolument être fait, puis il approcha délicatement ses mains des hanches de la jeune fille. Son regard était absolument captivé par ce qu'il allait faire... Il ne restait plus qu'un millimètre avant le toucher imminent...
Aled n'en croyait pas ses yeux. Jamais il avait vu l'artiste aussi impétueux. En quelque sorte elle aurait voulu crier "Attention!" à l'égard de la jeune fille. Mais la mini-sculpture se dit que son sale pervers de créateur avait besoin d'une leçon de savoir-vivre...
(Si ça te convient pas, (ce que je peux comprendre xD) je peux changer =p ) |
|  | | Eraykes Admin ~ Elève à l'E3


 Messages: 1288 Age: 17 Citation: Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. [Proverbe bambara] Pouvoir: Eau Race et âge: Humaine - 17 Inscrit(e) le: 24/09/2006
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Sam 21 Mar - 22:12 | |
| Pfouuuuu…Un long soupir de soulagement avait suffit à exprimer toute la gratitude d’Eraykes envers cette fille qui lui avait retiré ses tubes. Il fit un peu jouer ses muscles engourdis pour constater avec bonheur que ses forces revenaient en même temps que le sang affluait de nouveau dans ses veines. Sa tête retomba contre le lit et il ferma les yeux le temps de reprendre un peu son souffle. Les battements de son cœur se firent de plus en plus lents, l’agréable fraîcheur de la pièce l’enveloppant. Alors qu’on aurait pu croire qu’il s’était rendormi, Eraykes se redressa et ouvrit les yeux pour retrouver le visage de la fille qui l’avait aidé. Elle s’était montrée très sympathique, quoiqu’un peu maladroite… Mais quand le drap avait légèrement glissé et qu’elle avait relevé la tête, les joues rouges, Eraykes avait fait semblant – sans être très convaincant, comme à son habitude – de s’intéresser avec beaucoup d’attention à la blancheur du mur de gauche. Il s’était certes bien rincé l’œil ; mais, selon lui, sa feinte ingénieuse le disculpait largement. Donc aucun souci à se faire de ce côté-là. Mais l’aide de la fille avait été si précieuse qu’Eraykes se devait de l’aider à son tour. C’est alors qu’il se souvint de la présence du garçon brun avec qui il avait partagé sa cellule. La fille était gentille, donc elle ne pouvait pas être une méchante, mais le garçon… Oui, ça y est, il s’en souvenait maintenant ! Le petit brun était clairement du côté des méchants ! Eraykes se réjouit intérieurement : il venait de percer à jour le plan des méchants ! Et avec une facilité surprenante qui plus est ; Eraykes était, tout simplement et en toute modestie, génial. Oui, cela ne faisait aucun doute, leur plan était très clair maintenant : le petit brun était un espion, et ses alliés lui avaient fait subir la même chose qu’aux trois autres pour ne pas éveiller leurs soupçons… Les méchants les avaient tous les quatre mis dans cette pièce, dans le but perfide de les espionner par le biais de leur agent double, le gamin brun. Quelle horreur ! Eraykes se rendait de plus en plus compte combien la situation était alarmante. Il fallait à tout prix prévenir les vrais gentils !
Eraykes approcha sa tête de la fille – à qui il allait à son tour rendre un service – et fit signe au garçon aux cheveux rouges, qui selon la théorie eraykessienne était lui aussi un gentil, de l’écouter discrètement, avant de chuchoter de manière quasi inaudible :Hum. Chut, écoutez et parlez très bas. Ne paniquez pas, mais nous sommes espionnés… Je ne sais pas encore pourquoi, mais des méchants nous veulent quelque chose... Faites aussi très attention à l’autre garçon brun, car c’est un espion qui travaille pour les méchants ! Je le sais, je l’ai rencontré avant et il a essayé de me fait gober qu’il est élève à l’E3… Mais on ne me la fait pas à… Mais au fait, attendez, il est où ?! Misère, au milieu de toutes ces émotions, Eraykes avait perdu le garçon brun de vue ! Et maintenant, il était sûrement en train de faire un rapport aux méchants ! Malheur, il venait peut être même de signer leur arrêt de mort à tous ! Eraykes inspecta frénétiquement des yeux toute la pièce avant de voir du mouvement derrière la fille. Il décala légèrement la tête et… Oh ! Horreur, il avait les yeux sur le garçon brun en plein acte maléfique ! Avant même de sursauter, Eraykes hurlait déjà en faisant de grands gestes de bras qui bousculèrent la fille. AHHHHHHHHHHHHH ! AU MEURTRE !!!!!!
Dernière édition par Eraykes le Mer 13 Mai - 17:27, édité 2 fois |
|  | | Zhae Elève à l'E3


 Messages: 628 Age: 18 Citation: .: La Solitude est une Tempête de Silence qui Arrache toutes nos Branches Mortes.: Pouvoir: Air - Télékinésie Race et âge: Humaine - 18 ans Inscrit(e) le: 28/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Ven 27 Mar - 17:48 | |
| - Pfouuuuu…Lorsque le long soupir de soulagement de son voisin de droite parvint à ses oreilles, un pauvre sourire fit son apparition sur le lèvres de Zhae. Visiblement, les phobies de certains étaient assez ... démesurées. Certes, elle non plus n'appréciait pas d'avoir des tubes qui perçaient sa peau, et toute cette tuyauterie... Mais bon, elle n'allait pas paniqué pour ça, non? Enfin... Il faut aussi dire qu'elle n'avait jamais beaucoup apprécier ses rendez-vous chez le médecin lorsqu'elle était plus petite... L'un de ces souvenirs cuisants avait été le jour où il avait fallut lui prélever du sang pour des analyses. Avant de voir l'énorme aiguille, la petite Zhae ne s'en était pas tellement fait... Mais après, elle avait courut partout pour éviter la piquûre fatidique. Et quand on avait enfin réussit à la coincer dans un coin, elle s'était mise à brailler qu'on voulait la tuer, et toutes autres sortes d'imbécilités de gamine. M'enfin, cette période était plus ou moins révolue, si l'on faisait abstraction des vaccins qui ne lui inspirait que du dégout... Chassant ce sinistre souvenir de sa tête, Zhae reporta son attention sur son voisin de lit.
D'ailleurs, il était en train de se rapprocher... Il avait même fait signe à l'autre gars, celui aux cheveux rouges qui s'était mit à crier lorsqu'il avait découvert la prise de sang. Qu'est ce qu'il manigançait? Tout en ce possant cette question, la jeune fille se rapprocha un peu, tout en faisant bien attention à ne pas quitter son drap d'un pouce. Et elle était bien décidée à tenir cette résolution, jusqu'à ce que ces vêtements refassent leurs apparitions tout du moins... Saleté de déshabilleurs va! Ah ah!!! Il s'est mis à chuchoter! A voix très basse d'ailleurs. Tout juste si l'on comprend ce qu'il dit... En même temps, il pourrait parler plus fort... Y'a sûrement pas de micro dans une infirmerie. Toute manière, ça ervirait pas à grand'chose. Et puis... Vu que toutes les électrodes ont étés détachées, du monde ne va sûrement à tarder à débouler dans la pièce, se demandant pourquoi leurs quatres coeurs se sont arrétés de battres. Non? Ca semble logique pourtant? M'enfin...- Hum. Chut, écoutez et ne parlez très bas. Ne paniquez pas, mais nous sommes espionnés… Je ne sais pas encore pourquoi, mais des méchants nous veulent quelque chose... Faites aussi très attention à l’autre garçon brun, car c’est un espion qui travaille pour les méchants ! Je le sais, je l’ai rencontré avant et il a essayé de me fait gober qu’il est élève à l’E3… Mais on ne me la fait pas à… Mais au fait, attendez, il est où ?!De QUOI? Les méchants? Espionnage? Mais de quoi il parle? On est à l'infirmerie non? Alors qu'elle allait lui poser la question, l'esprit de Zhae enregistra l'information suspecte. Le gamin avait disparu. Gné? Où était-il passé celui-là? On a le droit de quitter l'infirmerie sans l'accord du personnel soignant maintenant? C'est quoi cette blague?- Bon allez au boulot.Une voix, venant de derrière. Qui? Le personnel avait-il donc fait son apparition? Et... "au boulot"? Un air surpris apparut sur la frimousse de Zhae alors qu'elle se retournait et que la voix de l'effrayé aux tuyaux hurlait dans son oreille droite.- AHHHHHHHHHHHHH ! AU MEURTRE !!!!!!Soudain, le drap se colla un peu trop au niveau de ses hanches... Baissant rapidement le regard, elle aperçut enfin l'objet du "meurtre". Deux mains. Sur ses hanches. Le temps que l'information monte au cerveau, les joues de Zhae avaient déjà virées au rouge écarlate tandis qu'un cri plutôt aigu naissait dans sa gorge. Non mais?! Il allait pas bien celui là?! Relevant le regard sur son "agresseur", Zhae perçut une sorte de lueur de triomphe dans les yeux de l'immonde personnage. C'est en tout cas comment elle l'interprèta, car sa main gauche s'envola avant d'atterrir avec un claquement sec sur la joue du gamin effronté...- Mais, maaaais! Tu te crois où?Ne sachant plus trop où se mettre, Zhae se leva et recula jusqu'au mur, depuis lequel elle fixa le gamin avec un mélange de stupeur et de surprise. Pourquoi avait-il fait ça? °°[Pas d'inspi', en plus, je poste depuis le lycée, donc j'ai pas trop de temps devant moi... Gomen ~] |
|  | | Lilium Elève à l'E3


 Messages: 164 Age: 18 Citation: L'art est un jeu d'enfant. Pouvoir: Terre Race et âge: Humain 14 ans Inscrit(e) le: 18/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Mar 28 Avr - 6:25 | |
| [Je me permets de poste et donc de sauter le tour d'Adarion, s'il y a des réclamations, je l'efface.] Cette passion ardente consacré à son art, le dévorait. Il fallait qu'il la touche pour connaitre avec une exactitude presque exagéré le tour de taille. Mais lorsqu'il entendit, un grand cri, son esprit revint. Au meurtre ? Mais où ? Malgré ses questions, il ne parvint pas à détourner les yeux de là où ses mains tâtaient.
La seconde d'après, il entendit un bruit, plutôt désagréable à l'écoute. Beaucoup trop aigu pour les petites oreilles du garçon. Puis, il sentit une forte pression sur sa joue. Sonné par la claque qu'il venait de recevoir, il mit un certain temps à comprendre la phrase de Zhae. C'est alors qu'il put observé plus attentivement, le garçon à proximité d'elle. Une lumière lui parvint, c'était ce froussard inconditionnel qui était encore plus paranoïaque que Ayash. N'était-ce pas sa voix plutôt que l'artiste avait entendu ? Il sourit nerveusement lorsqu'enfin il comprit le rôle que l'on venait de lui attribuer.
Lilium qui pensait être dans un doux rêve venait de se réveiller à la dure réalité. Pourquoi personne ne comprenait l'importance de son art ? Il s'écria comme pour répondre à la question de Zhae qui n'en était pas vraiment une."- Je suis Lilium, élève de l'E3. A regarder où l'on est, j'ai toutes les raisons de me croire dans un hôpital où quelque chose du genre. C'est à cause de l'imbécile qui se trouve derrière vous si je suis encore dans un endroit louche !"Il grogna de mécontentement à l'égard d'Eraykes. Bon sang, pourquoi ce type ne pouvait pas se rendre plus utile ? Même un gamin tel que l'artiste avait réussi à l'être. Enfin du moins, Aled y était parvenu. Par ailleurs cette dernière avait observé la scène avec une extrême indifférence. De part le fait qu'elle se doutait du tempérament de son maître et donc de l'habitude de ce dernier à se prendre des soufflets. Elle se doutait bien que la claque véhémente de la jeune fille ne devait pas avoir eut beaucoup d'effet sur la joue habituée du gosse. On se rappelle alors de la scène à la sortie du cours sur les pouvoirs secondaires. Le gamin avait croisé une jeune fille avec une poitrine extrêmement importantes. Intrigué il avait mis la main dessus et avait constaté avec stupeur qu'il n'était pas parvenu à tout prendre. La claque avait retenti presque aussitôt mais n'avait guère affecté le petit garçon et pour cause la surprise l'avait maintenu dans un état second. Il y avait également la scène de la jeune elfe aux courbes voluptueuses. Il n'avait pas put résister à lui demander de posé nu. Étrangement, elle lui avait donné une claque rien que pour cela. En vérité, il y en avait bien d'autres. Par exemple, lorsqu'il était encore chez lui. Comme un beau diable, il allait chez ses voisines et dans la nuit exécutait son acte malsain sans jamais parvenir à calmer ses ardeurs d'artiste. Seule une personne l'avait laissé faire. Cela avait été une profonde surprise qu'il ne pensait pas possible. De toute façon, il en concluait à chaque défaite que cela ne serait jamais arrivé s'il avait eut un corps plus crédible. En bref s'il avait été plus grand...
Mais était-ce le moment de songer au passé au moment même où le futur de l'enfant semblait incertain ? |
|  | | MJ MJ


Messages: 188 Pouvoir: MJ Race et âge: Dieu Inscrit(e) le: 04/11/2006
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Lun 15 Juin - 13:45 | |
| [Bon, je suis désolé de voir qu’Adarion ne réponde plus… On excusera Eraykes qui est dans le BAC. Je sais d’ailleurs qu’il risque de ne pas être plus disponible les prochains mois, je vais changer un peu la manière de fonctionner…] Des pas précipités retentirent dans le couloir et la porte claqua contre le mur. Quatre fléchettes volèrent à travers la pièce. La première se ficha dans la cuisse de la seule fille présente, la deuxième dans le flanc gauche du soit disant espion, la troisième sous le « Eraykes » écrit à l’encre indélébile, et enfin la dernière, dans la joue de l’homme aux cheveux rouge vif. Et ce, en moins de dix secondes. D’abord la vision des victimes devint flou, puis la tête leur tourna… Ils finirent tous affalés sur le sol. Inconscients. A nouveau.- Et qu’ils ne se réveillent plus avant le moment prévu ! C’est bien compris ?La menace jeta un froid dans la pièce. Les corps furent soulevés sans un mot, chacun reprenant sa place initiale, dans son lit… Les bruits de pas s’arrêtèrent. Une seule paire de talons se fit entendre. La voix précédente reprit la parole. Elle avait troqué son autorité pour la crainte…- Monsieur, nous les avons remis à leur place. Désirez vous qu’on prépare la salle ? - Oui. Il est temps de passer aux choses sérieuses…***Jour inconnu, heure inconnue. La salle froide aux murs immaculés a bien changé. Finalement, elle n’a gardé que sa blancheur… et ses prisonniers.
A chaque coin, des murs de verre s’élevaient jusqu’au plafond, formant des carrés, longs de dix mètres. Des prisons aux murs transparents. Chacune avait sa propre décoration. Et son propre détenu. Le sol de celle à droite de la porte, par exemple, était couvert de feuilles mortes. Contre le mur de droite, des blocs de plombs étaient alignés, du plus petit au plus grand. Celui plus à gauche était marqué d’un « 1 kg », son voisin « 5 kg », puis « 10 kg », « 20 kg », « 50 kg », « 80 kg ». La chaîne se terminait sur un « 100 kg », qui devait être haut de deux mètres. Et sur le lit de feuilles séchées, une jeune fille vêtue d’une robe sombre sans manche dormait. Ses longs cheveux noirs avaient été rasés sur le dessus de son crâne. Et une petite puce électronique clignotait.
La cellule verre à gauche de la pièce, était séparée de celle recouverte de feuilles d’un espace d’environ cinq mètres, qui formait un couloir qui passant entre les deux prisons. Les poids avaient disparu, la parterre aux couleurs d’automne aussi. Au milieu, une tâche bleue jurait avec la pâleur du décor. Un bassin. L’eau transparente laissait voir les parois blanches qui descendaient à presque trois mètres de profondeur. Le bassin occupait la moitié de la pièce, avec son diamètre de cinq mètres. Une silhouette était recroquevillée au bord de l’eau. L’élémentaliste de l’eau, miraculeusement vêtu d’un short bleu, peinait à se réveiller. Peut-être à cause de la petite bête magnétique collée sur son crâne, là où ses cheveux bleus avaient été coupés… ?
Sur l’autre face de la cellule, à nouveau le couloir, et un autre mur de verre. Une troisième antre. Celle-ci semblait plus accueillante, avec ses fleurs, ses arbustes, ses tâches de verdure… En pots. Plusieurs arrosoirs remplis d’eau étaient prêts à l’emploi, à côtés de la dizaine de pots. La terre recouvrait le sol, parfois parsemée par quelques touffes d’herbes, de jeunes hommes décoiffés… Au milieu de la cellule, la joue recouverte de boue, le blond dormait. Pour un espion, il ne semblait pas subir un traitement de faveur car lui aussi était pourvu du même short bleu qu’Eraykes, le même trou dans ses cheveux, et de la même bestiole électronique sur la tête..
Enfin le dernier coin, la dernière geôle. Une plaque d’acier haute de deux mètres s’élevait au centre. La température avait chuté, en comparaison avec les autres pièces. On comprendrait mieux pourquoi, si le sol avait perdu sa blancheur. Car blanc sur blanc, la neige est difficilement identifiable. Mais peut-être que l’élève au sang de feu l’avait-il remarquée… Comment pouvait-il l’ignorer ? Il était en short, et vautré dedans ! Ses cheveux rouge aussi, possédaient un trou, dans lequel s’était réfugié, une puce identique à celle de ses camarades.
Le plafond ne se trouvait qu’à huit mètres au dessus de leur tête, ce qui avait permis de faire deux étages dans le couloir qui formait une croix entre les cellules transparentes. Un seul et unique escalier, situé entre la prison à la marre et celle en fleur, permettait d’accéder à l’étage supérieur. Sur les deux étages du couloirs, on comptait huit écran de machines inconnues sur lequel les chiffres et les lignes dansaient dans des chorégraphies scientifiques bien trop compliquées. Et bien sûr, les détenus n’y avaient pas accès, comme coupés du monde dans leur cachot. Enfin, peut-être pas tout à fait. Une bouche d’aération trouait chaque mur, renouvelant l’air des cellules, et une sorte d’interphone était situé à environ six mètres du sol.
Les prisonniers n’allaient pas tarder à se réveiller. La porte s’ouvrit et une dizaine d’hommes vêtus de blouses blanches entrèrent, munis de carnets, de stylos, de jumelles, et de petits moniteurs portables. L’un d’entre eux, certainement le plus âgé, portait un micro.
Comme une foule de spectateurs qui entrent dans un cirque, les scientifiques prenaient place. Que le spectacle commence ![Pas évident à décrire la disposition, voici un petit schéma… Lien. Si vous avez des questions sur le décor, n’hésitez pas à poster à la suite…] _________________ Vous n'êtes que des pantins entre nos mains ! Mouahahahaha |
|  | | Zhae Elève à l'E3


 Messages: 628 Age: 18 Citation: .: La Solitude est une Tempête de Silence qui Arrache toutes nos Branches Mortes.: Pouvoir: Air - Télékinésie Race et âge: Humaine - 18 ans Inscrit(e) le: 28/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Jeu 25 Juin - 8:23 | |
| Le dos contre le mur froid, ses deux mains serrant fermement l’espèce de drap qui la recouvrait, Zhae fixait le gamin effronté. Non mais franchement, il avait un problème lui, non ? Après tout, peut être qu’il était sortit d’un hôpital psychiatrique ? Oui, c’était sûrement ça. Il avait du s’enfuir de sa chambre d’isolement pour venir sur Laokess et s’inscrire à l’E3. Car dans l’esprit de Zhae, il ne faisait aucun doute que personne n’aurait eu l’idée de le laisser en liberté conditionnelle avec les actes qu’il effectuait, sans aucun remord apparemment.
Un peu en colère contre lui, la jeune fille découvrit que sa gifle n’avait eu aucun effet sur lui. Certes, sa joue avait maintenant pris une belle couleur rougeâtre, mais le gamin avait juste l’air surpris. Quel phénomène celui-là… Zhae posa délibérément son regard autre part, n’ayant pas vraiment envie de le regarder. Malheureusement, elle n’eut pas le temps de boucher ses oreilles, et sa petite voix grêle qui n’avait pas encore muée lui rappela sa présence.- Je suis Lilium, élève de l'E3. A regarder où l'on est, j'ai toutes les raisons de me croire dans un hôpital où quelque chose du genre. C'est à cause de l'imbécile qui se trouve derrière vous si je suis encore dans un endroit louche !Lilium… Lorsqu’il prononça son prénom, l’esprit de Zhae fit presque immédiatement le lien entre Lycast, l’élève trop poli qui cherchait son petit frère et le gamin pervers qui se trouvait dans la même pièce qu’elle… Décidément, le pauvre Lycast allait en voir de toutes les couleurs lorsqu’il rencontrerait enfin son frère… Mais bon, ce n’était pas ses affaires.
Cette mascarade avait assez durée. Cherchant une dernière fois du regard la trace d’un quelconque vêtement, elle du se rendre à l’évidence. Il n’y en avait aucun dans cette pièce. Et c’était partit pour la phase une de son plan en trente-six actes, la réclamation. Vu qu’ils étaient endormis l’instant d’avant, peut être que leurs kidnappeurs avaient omis de verrouiller la porte. Qui sait ? Alors qu’elle se décidait à aller actionner la poignée de la porte, priant pour que ce ne soit pas deux brutes comme celles qui leurs avaient étés assignées auparavant, Zhae entendit un bruit de pas précipités.
A ce moment là, ses pensées de faire irruption dans une pièce remplie de colosses effrayant vêtue d’un unique drap blanc pour réclamer des vêtements plus décents disparurent, au profit d’une légère crainte. Qui donc venait les voir ? L’infirmière ? Non, elle chassa cette pensée de son esprit. Ils étaient toujours quelque part, mais pas à l’E3… La porte s’ouvrit en grand, et une fléchette vint se planter dans sa cuisse. Une grande fatigue s’empara rapidement d’elle, et ses jambes plièrent hâtivement sous son poids. Regardant le sol se rapprocher lentement, elle s’aperçu que sa vision était floue… Sa dernière pensée fut que pendant tout ce temps, la porte n’avait pas été verrouillée. Puis, elle tomba contre le sol, inconsciente.............. Ses paupières s’entrouvrirent légèrement. Flou. Elle cligna lentement des yeux, et découvrit près d’elle quelques feuilles d’arbre, mortes, sèches. L’automne ? Non, il était encore trop tôt … C’est le printemps dehors. Quel dommage. Un court instant, elle s’était crue de nouveau à l’E3, dans le parc. Refermant les yeux, elle respira à fond, s’imprégnant de l’odeur de la forêt. Où se trouvait-elle, maintenant ? Elle commençait à ne plus avoir aucun espoir de fuite. Elle, et les autres, ils étaient tous devenus des sortes de cobayes. Jamais ils ne les laisseraient partir. Ils allaient finir leurs vies ici, en tant que sujets d’expériences toutes plus loufoques les unes que les autres. Après tout, ils leurs avaient déjà prélevé du sang, non ? Et qui viendrait les chercher ici, sous la terre et loin de tout ? Rouvrant les yeux, Zhae découvrit que derrière les feuilles, une vitre se dressait. De la position sur le côté, elle passa à celle sur le dos. La vitre continuait même au dessus d’elle. Ils l’avaient mise dans une cage de verre. Ils l’avaient enfermée, avec pleins de feuilles. La première question qu’elle se posa fut « Pourquoi ? ». Comme elle n’avait pas la réponse dans son propre répertoire de réponse, elle se demanda où étaient passé les autres.
Elle se mit en tailleur parmi ses feuilles et regarda autour d’elle. Les autres étaient tous là, enfermés dans des cages semblables à la sienne, à chaque coin de la pièce. Et à sa droite, elle nota la porte de sortie. Elle tira un léger réconfort de la présence des autres, mais un soulagement encore plus grand lorsqu’elle se rendit compte qu’on l’avait habillée. Certes, elle n’avait pas l’habitude de porter des robes, mais c’est toujours mieux qu’un drap. Celle-ci était noire, sans manches, et n’était pas trop courte. N’importe quoi… Elle était retenue contre son gré, et la seule chose qui lui importait, c’était sa tenue !Alors qu’elle pestait mentalement contre elle-même, la porte s’ouvrit sur une dizaine d’homme en blouse. Qui étaient-ils ? Zhae l’ignorait, mais ils ne semblaient pas trop amicaux. Porteurs de carnets, stylos et interphones, ils semblaient être venus pour les étudier, et certains avaient même l’air excité et impatient… Zhae remarqua aussi les poids, disposés le long d’un mur, par ordre croissant. Attendaient-ils d’elle qu’elle les soulève ? Qu’elle déploie son pouvoir ? C’était ainsi qu’ils comptaient les étudier ? Intérieurement, Zhae se révolta contre le concept même. Mais que pouvait-elle faire ? Rien. Absolument rien… Baissant la tête vers le sol, elle murmura quand même, bien que sûrement personne ne l’entendrait …- Laissez-moi sortir… Laissez-moi… Sortir. |
|  | | MJ MJ


Messages: 188 Pouvoir: MJ Race et âge: Dieu Inscrit(e) le: 04/11/2006
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Jeu 25 Juin - 21:51 | |
| Un mouvement dans la cellule à droite de la porte attira l’attention de l’homme au micro. Il s’avança plus près de la vitre, pour mieux voir la seule fille de la pièce, assise en tailleur. Les autres hommes en blouse suivirent Son regard – ils ne L’avaient pas quitté des yeux – et L’imitèrent, sans trop s’approcher cependant. Son doigt aux phalanges fatiguées appuya sur le bouton de son micro, et son ton calme résonna dans la cellule de la jeune fille.Bienvenue. Tu es ici pour participer à un concours. Je ne sais pas si tu te souviens, mais tu as été tirée au sort, avec trois autres de tes camarades pour y participer. Tu représentes l’air, d’après ce que je vois. Le but est simple : montrer ce dont ton élément est capable en réalisant des choses originales. Tu as à ta disposition des poids et des feuilles, car ton élément n’est pas à proprement dit visible. Pour des raisons de sécurité, que tu comprendras sans mal, je pense, nous te maintenons dans cette pièce. La voix douce, à la fois grave et sage parvenait à l’élémentaliste de l’air par l’interphone de sa cellule. Sinon, elle n’aurait vu que les lèvres du vieillard bouger, sans qu’aucun son n’arrivât jusqu’à elle. Elle aurait été certes, intriguée de voir un homme si âgé au milieu de tous ces autres, beaucoup plus jeunes. Peut-être cela expliquait-il le respect qui émanait de cette personne : son grand âge. En tout cas, personne dans la salle n’avait les cheveux aussi blancs et longs – bien qu’ils ne s’arrêtaient qu’aux épaules –, la peau si parcheminée de rides et l’impression d’avoir atteint mille ans. A y regarder avec plus d’attention, personne d’ailleurs dans la salle n’avait d’oreilles si longues et pointues. Et encore moins ce regard dur qui glaçait ces yeux gris, vifs et alertes à la moindre erreur. Et froids… Si froids… Jurant abominablement avec la voix empreinte de sagesse et le sourire encourageant. As-tu des questions ?[Zhae, tu peux poster à nouveau. Si quelqu'un d'autre veut poster il peut, on va faire un peu à la carte, si vous permettez...] _________________ Vous n'êtes que des pantins entre nos mains ! Mouahahahaha |
|  | | Zhae Elève à l'E3


 Messages: 628 Age: 18 Citation: .: La Solitude est une Tempête de Silence qui Arrache toutes nos Branches Mortes.: Pouvoir: Air - Télékinésie Race et âge: Humaine - 18 ans Inscrit(e) le: 28/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Mar 30 Juin - 9:42 | |
| [Bon bah, puisque personne d'autre ne semble motivé... u__u' ] Ils l'avaient peut être entendue. Peut être. Mais Zhae en doutait. A travers cette cage en verre, qui donc pouvait l'entendre? Il lui semblait que même le son ne parviendrait pas à franchir cette barrière... Si seulement elle avait eu la chance de pouvoir franchir les murs, elle ne se serrait pas gênée. N'avoir aucune limite, aucune entrave... Comme cela aurait été bien. Franchir tour à tour cette prison, la porte, tous ces murs qui l'enfermait. Echapper à toute pression, dépasser les mains qui chercherait à l'entraver, à l'arrêter coûte que coûte...
Zhae secoua la tête. Non, elle ne pouvait qu'en rêver. Elle, elle pouvait juste se servir de la télékinésie, et manipuler l'air. Pas traverser les murs. Mais qu'ils l'avaient entendue ou pas, le résultat avait été le suivant. Tous ces hommes et femmes en blouse s'étaient rapprochés de sa cellule, en gardant un peu leurs distances tout de même, comme si elle était une quelconque pestiférée. Et tous avaient laissé le rang d'honneur à un vieillard, muni d'une sorte de micro.- Bienvenue. Tu es ici pour participer à un concours. Je ne sais pas si tu te souviens, mais tu as été tirée au sort, avec trois autres de tes camarades pour y participer. Tu représentes l’air, d’après ce que je vois. Le but est simple : montrer ce dont ton élément est capable en réalisant des choses originales. Tu as à ta disposition des poids et des feuilles, car ton élément n’est pas à proprement dit visible. Pour des raisons de sécurité, que tu comprendras sans mal, je pense, nous te maintenons dans cette pièce. La voix avait résonnée dans toute sa cellule vitrée, et malgré le ton doucereux, l'atmosphère était devenue glaciale autour de Zhae. C'était l'impression qu'elle avait. Dans son esprit, ses pensées tournaient à mille à l'heure. Un tirage au sort? Mais elle n'avait jamais participé à une chose de ce genre! La dernière chose dont elle se souvenait, avant d'atterrir dans cet endroit clos, c'était de revenir à son cabanon après une stupide fête à laquelle Purim la surveillante blonde, l'avait en quelque sorte forcée à assister. Il n'était pas du tout question d'un concours dans les souvenirs de Zhae. Et de toute manière, la jeune fille était persuadée qu'elle n'aurait jamais fait ça de son propre chef. Généralement, elle préfèrait s'isoler, rester seule, ne pas se mêler trop aux autres. D'ailleurs, elle n'avait même pas participer à la course en sac à l'anniversaire, alors un Concours?!Sous le poids de la réflexion, la jeune fille se prit la tête entre ses mains. Et puis, qu'avaient-ils donc à se cacher, à se protéger derrière une vitre? Elle n'était pas dangereuse. Elle n'était pas un monstre, ni une arrièrée qui laissait ses pouvoirs prendre le dessus! Mais à cette pensée là, les pupilles de la jeune fille posèrent sur la fine chaînette qui retenait l'infâme médaillon. oui... Au final, elle était peut être dangereuse. D'ailleurs, n'était-ce pas à cause de cette pensée qu'elle préfèrait rester à l'écart? Ces derniers temps, elle avait tendance à l'oublier... Il lui faudrait la garder à l'esprit dorénavant.
Relevant des yeux humides vers le vieil homme, elle balbutia, tout en essaya d'éviter les tresautements dans sa voix.- Non... Non. J'ai jamais participée... J'ai jamais participée à un concours de ce genre. C'est une erreur... Laissez-moi sortir! Je veux pas rester là!Mais soit l'homme ne l'entendit pas, soit il l'ignorait. Alors qu'il restait silencieux, droit comme un i face à elle, Zhae se leva, légèrement chancelante. Levant les yeux vers lui, elle essaya de le décrire. Mais son regard restait fixe. Ces pupilles ne pouvaient bouger, obnubilée par ce regard qu'il lui rendait. Un regard froid, dur, perçant. Un regard qui lui donnait l'impression qu'il pouvait mettre à nu votre âme, et chercher sans remord ni crainte les fautes que vous aviez commise, et vous les envoyer à la figure sans regrets. Et en découvrant ce regard, ce regard qui la fixait, sans ciller, Zhae perçut des tremblements au niveau de ses mains, ainsi que dans ses jambes. Ce regard qui la glaçait, qui la diminuait, qui la rendait folle... Soudain, la voix, de nouveau.As-tu des questions ?Il n'était pas humain. C'était un monstre, une abomination. Encore plus qu'elle même. La diférence qu'il y avait entre sa voix et son regard lui fit perdre ses moyens. En cherchant à l'atteindre, elle se jeta contre la vitre, à l'endroit d'où elle était le plus proche de lui. Le contact froid de la surface transparente lui fit prendre conscience de son impuissance. Frappant la vitre de ses peux poings en guise, elle gémit un court instant puis cria, aussi fort qu'elle le put.- Laissez moi sortir!!!Puis, s'affaissant lentement au sol, parmi les feuilles, elle se contenta de répéter, encore et encore, ces quelques mots. "Je ne veut pas." "Laissez moi sortir." "Je ne veux pas." "Laissez moi sortir."
En restant ici, elle finirait par devenir folle. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle s'en rendait très bien compte... |
|  | | Lilium Elève à l'E3


 Messages: 164 Age: 18 Citation: L'art est un jeu d'enfant. Pouvoir: Terre Race et âge: Humain 14 ans Inscrit(e) le: 18/12/2007
 | Sujet: Re: [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles Mer 1 Juil - 12:30 | |
| "-Raah" Maugréa-t-il à l'encontre de Zhae qui cherchait visiblement de quoi se rhabiller. Pourquoi voulait-elle cacher un corps aussi magnifique ? Heureusement pour le gosse, aucun vêtement n'était à proximité. Bon à présent, il lui fallait de l'argile. Il fit signe à sa créature de venir. Celle-ci soupira. Un soupir long qui en disait long sur ses pensées. Son maître ne pouvait-il pas être moins vicieux ?
Alors que son modèle semblait se précipiter vers la sortie. Lilium chercha du coin de l'oeil une quelconque matière pouvant être utilisé pour la sculpter. Subitement, alors qu'Aled se trouvait par terre près de son créateur, une fléchette vint se loger sur l'artiste qui tomba radicalement sur la mini-sculpture vivante. Un cri inaudible s'ensuivit pour finalement devenir néant.------------------------------------------ Lilium se réveilla en sursaut. Légèrement sonnée au début mais guérit par des senteurs diverses. Milles odeurs délicieuses l'entouraient et des couleurs tout aussi douces. Il inspira profondément pour apprécier au mieux ces parfums. Cela semblait presque féerique. Est ce qu'il rêvait une nouvelle fois ? L'enfant se pinça alors la joue violemment. "-Aïe !"Bien, cette fois c'était sûr, il ne rêvait pas. Son premier réflexe fut de chercher des yeux sa création, tout en observant les alentours. Son environnement n'était pas banal. Des fleurs et des arbustes dans des pots décoraient l'endroit. Celui-ci était fermé par des vitres. On distinguait plusieurs arrosoirs entreposés près des végétaux.*Original comme prison...* Il se leva, s'étira puis fit le tour de sa cellule. Il n'avait pas peur pour plusieurs raisons. Si on voulait le tuer, cela ferait longtemps qu'on l'aurait fait. De plus, qui aurait peur, enfermé dans une cellule ou le sol était de terre, les murs de verres et enfin des pots d'arbustes et de fleurs mis un peu partout ? Et enfin, le dernier mais pas des moindres, ces gens lui avaient pratiquement donné une fille nue ! Ah ça, l'artiste avait apprécié ! À tel point qu'il était reconnaissant envers dieu d'avoir été kidnappé.
Pendant qu'il faisait sa patrouille depuis sa cellule, il observa, intrigué, les hommes en blouse blanche. Ces derniers faisaient exactement la même chose sur son modèle ! Bon sang ! Pourquoi fixaient-ils ainsi cette fille ?! Comme il le pensait elle avait un corps magnifique mais au point d'avoir autant de fan. Jamais l'artiste ne s'en serait douté. Non, non et non ! Décidément, il n'arrivait pas à le supporter ! "-Pffff ! C'est moi qu'il ait vu en premier. Bas les pattes bande de calamar !"Il cogna frénétiquement sur la vitre en grognant comme un chien enragé. Ah ça non ! Hors de question qu'on lui vole son sujet ! Elle était à lui ! |
|  | | | | [S18] Les poupées vaudous aux mille aiguilles | |
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